L'année arrive à sa fin ... et oui, ça fait bizarre de le dire déjà, à peine début mai, mais pourtant l'ensemble des projets se terminent.
Dans la classe de grande section où j'interviens, nous avons mené tout au long de l'année un projet sur les albums de randonnées.
L'idée était de leur lire des randonnées pour qu'ensuite ils puissent écrire un texte.
Si vous avez lu mon dernier article, vous savez que j'ai mené un projet d'écriture autour de l'album le p'tit bonhomme des bois.
Nous avons donc décidé de travailler avec les élèves sur la distinction entre la réalité et l'imaginaire.
Pour cela, nous nous sommes appuyés sur des documentaires sur les personnages des albums lus.
Depuis le début de l'année, ma collègue de GS travaille sur les albums de randonnée.
Lors de la période 4, nous nous sommes concentrés sur le P'tit bonhomme des bois. Pour cela nous avons étudié les illustrations pour écrire le texte.
Maintenant, pour la dernière période nous allons travaillé sur la représentation de l'album puis travailler sur la distinction entre animaux imaginaires et animaux réels.
Pour cela, nous allons nous inspirer de la séquence de Lala (dans son livre sur les cartes mentales). J'espère d'ailleurs que ce travail ne lui fera pas honte !!! Bisous ma Lala 💖💖💖
Voici donc la séquence pour réaliser la carte mentale
En cliquant sur la carte mentale, vous arriverez sur les étiquettes pour la faire construire à vos élèves.
J'ai hâte de voir comment ça marche.
Pour la suite de la séquence, nous réaliserons les cartes mentales des animaux du livre : l'animal réel : ce qu'il mange, où il vit, .... et également, les animaux imaginaires : dans quels albums nous l'avons rencontré.
Je vous mettrais le travail quand nous aurons terminé à tout concevoir.
Je poursuis mes recherches pour permettre l'amélioration des compétences des élèves en langage oral.
Je vous propose donc mes notes de lecture concernant le livre : Démarches et outils pour le langage oral / construire et progresser de Barléon et Gentilhomme.
Mais clairement, ces notes de lecture ne sont pas suffisantes, le livre est bourré de fiches de prep', d'idées judicieuses, de listes d'albums et de comptines pour travailler le langage.
Mais ce n'était à mon sens pas très utile de recopier l'ensemble du livre !!!
L'idée est plutôt de vous donner envie de le lire....
Contexte :
fonction référentielle, chaque mot est porteur d'information sans
raison esthétique.
Message :
fonction poétique, message écrit pour son propre compte
Contact :
fonction phatique, condition de communication
Code :
fonction métalinguistique, conscience que le locuteur a de ce code
Destinataire :
fonction conative, vers le destinataire que l'on souhaite
convaincre, inciter à
Destinateur :
fonction émotive
→ Michel GRANDATY
Oral
corporel /domaine culturel : déplacement dans l'espace,
mimiques, postures – chants, comptines, travail de la voix,
théâtre, jeux de rôle.
Oral d'échange :
plus ou moins ritualisés en lien avec les champs disciplinaires,
débats, conseils – débats, exposés, interviews
Oral comme acte
de langage : conduites discursives (expliquer, décrire,
récapituler) et actes directs (oui/non) ou indirects (questions
ouvertes) -
L'oral est rarement
considéré comme un objet d'apprentissage en soi. Il sert le plus
souvent d'outil en lien avec les autres contenus disciplinaires. Le maître doit apprendre à
modifier ses attentes. On se doit pas attendre un produit
correspondant aux normes de l'écrit mais être attentif à la
conduite discursive en cours lors de la construction de savoirs dans
les différentes disciplines. Le maître doit aider l'élève à mener une
conduite discursive ou en rappeler les enjeux. La langue se présente
comme un outil au service de la communication. Elle devient objet
d'apprentissage à un certain moment pour redevenir un outil de
communication plus performant. L'apprentissage est un retour sur la
production orale pour l'améliorer. L'apprentissage du
langage chez l'enfant relève de 3 mécanismes :
l'interaction de
tutelle/étayage : C'est un adulte qui permet à l'élève
d'acquérir de nouveaux savoirs en s'appuyant sur la zone proximale
de développement.
Imitation :
de ses pairs/ de l'adulte
Co-construction/
conflit socio-constructif : une gestion de groupe permettant à
chacun la construction d'un savoir, les spectateurs analysant la
situation vécue par les acteurs, intérêt des bilans de langage,
moyens de revenir sur la séance et de pouvoir l'analyser.
Démarche
d'enseignement
Production initiale :
enregistrer, prendre des notes...
Repérage et analyse des
compétences : s'appuyer sur un référentiel de compétences,
garder une trace, faire écouter les productions orales aux élèves
Situation d'enseignement :
faire évoluer la trace écrite, permettre aux élèves de donner du
sens, savoir ce qu'on fait et à quoi ça sert
Production finale :
mesurer les progrès des élèves par l'enregistrement.
Types d'activités
Le maître est parfois observateur
(lorsque la parole est spontanée), médiateur et modèle (lorsque la
parole est offerte et objet d'apprentissage), animateur (lorsque la
parole est sollicitée)
Des situations
d'enseignements spécifiques
Pour s'approprier les enjeux
de la communication : il y a un objet de référence (visible
ou non) pour l'émetteur. Il s'agit d'ajuster les stratégies
discursives pour être compris de l'interlocuteur.
Pour se faire comprendre :
savoir moduler sa voix pour être expressif, améliorer sa diction,
son articulation, jouer sur l'intensité de sa voix.
Les conduites
discursives
Raconter
Décrire
Faire comprendre
Faire exécuter une tâche
convaincre
Maîtriser le discours s'apprend.
L'enseignant doit concevoir des situations qui vont favoriser les
conduites discursives pour permettre aux élèves d'exercer et
améliorer leur maîtrise des différents types de discours et mettre
en place des situations pratiques interactionnelles du langage
Les activités de
réflexion sur la langue : lexique, phonologie, syntaxe,
communication
Le lexique :
L'aspect quantitatif : le
vocabulaire de production ne se développe pas aussi rapidement que
celui de la compréhension.
L'aspect qualitatif
La construction du sens :
termes référentiels , catégorisation, schémas d’événements
Le lexique pourra être appréhendé
selon 4 dimensions :
découverte des mots
catégorisation
relation entre les mots
forme des mots
Le maître inscrit ce travail sur
le lexique dans des projets ou des séquences, permet l'élaboration
d'outils mémoire/référents par les tris, les collections à
constituer et à compléter.
La phonologie :
Les pratiques pédagogiques
s'organisent selon deux entrées complémentaires :
des activités de production
(voyelles)
des activités de réception
(consommes)
Ces activités se présentent sous
forme de jeux, de comptines...
La syntaxe
→ Philippe Boisseau 3 objectifs de conquête des
structures syntaxiques de l'oral :
La conquête de la diversité
des pronoms
La conquête du système
temporel dès la MS
La conquête de la complexité
des phrases dès la GS : le rôle du maître est de reformuler,
sans pour autant entrer dans le modèle académique
Types d'activités :
en réception pour
s'approprier les structures
en production par
transformation de comptines ou d'album, par poursuite, par
répétition, par théâtralisation.
La fin de l'année approche... C'est incroyable, je ne l'ai pas vu passer !
C'est donc le moment d’accélérer la préparation des GS au passage en CP.
D'ailleurs, ils en parlent de plus en plus.
Un conseil de cycle a eu lieu avant les vacances pour préparer cette liaison - enjeu indispensable à mon avis pour rassurer les GS qui semblent malgré tout inquiets de passer à la "grande école".
Nous avons donc envisagé plusieurs actions dont une journée "cuisine" avec lecture de recette et réalisation d'une recette puis affiche de la recette avec des images séquentielles et ensuite ... le meilleur moment! Celui de la dégustation.
Mais j'avais envie d'aller plus loin qu'une seule journée "festive".
J'ai donc proposé la réalisation d'un documentaire par les CP pour présenter aux GS l'année du CP :
Ce qui change par rapport à la GS.
Ce qui est ressemblant
Ce que l'on aime
Ce que l'on aime moins.
Voici donc le plan de séquence, idéal avec la présence d'un maitre supplémentaire, mais tout à fait envisageable sans M+.
Durant les 3 dernières semaines, j'ai mené un projet en GS autour de l'album
4 petits coins de rien du tout
Lors des premières séances nous avons lu l'histoire avec la maitresse. 1 première fois texte + illustration, puis avec le raconte-tapis que la maitresse avait fabriquée. Je lisais le texte et la maitresse mettait en scène l'histoire à l'aide du raconte tapis ou inversement.
Ensuite, les enfants ont joué avec le raconte-tapis, ils se sont entrainés à raconter l'histoire avec le raconte tapis pendant que je lisais l'histoire.
Puis les élèves ont fabriqué leur propre raconte-tapis.
Ensuite, ils ont travaillé sur la chronologie de l'histoire.
Ils devaient remettre les illustrations dans l'ordre.
Enfin, ils devaient me montrer l'illustration quand je lisais le texte.
Une fois ce long travail d'appropriation de l'histoire, nous avons entamé un long travail... celui que je veux vous présenter !
Les élèves disposaient de leur trame d'histoire (celle réalisée avec la maitresse, ils ont collé les illustrations dans l'ordre).
Avec cette trame sous les yeux les élèves m'ont raconté l'histoire de 4 petits coins de rien du tout.
A l'aide d'un enregistreur MP3 et d'un micro-cravate.
Nous avons la chance que le CPC numérique nous prête ce matériel.
Ils ont tous raconté leur histoire avec beaucoup d'application. Ensuite, j'ai réalisé un didapage pour chaque élève. Mais surtout j'ai coupé le son pour associer chaque illustration avec la partie de l'histoire raconté par l'élève. Pour cela j'ai utilisé le logiciel Audacity
C'est vraiment très facile d'utilisation !
N'arrivant toujours pas à publier un didapage sur le blog, je vous propose de vous mettre un exemple ici .
J'attaque donc après les vacances mes interventions en maternelle. Les
collègues m'ont demandé pour la première séquence de partir du matériel
de "Vers la phono" de chez ACCES.
Une des séquences que les collègues m'ont demandé de prendre en
charge est celle du loto sonore. L'activité est difficile à mener en
groupe classe, car il faut qu'il y a un calme olympien pour que les
élèves puissent se concentrer sur les sons entendus.
Voici donc le plan de séquence, avec les compétences 2015.
Ainsi
que le matériel non disponible dans la méthode : En effet, j'ai décidé
de mettre à disposition des élèves un lexique des objets et des
paysages, avec pour idée que les élèves puissent travailler seuls avec
le matériel dans le coin écoute.
Pour la phase 2 de chaque séance nous avons besoin de gommettes repositionnables :
En
formation, l'IEN maternelle nous expliquait qu'on pourrait mettre le
lexique en format A5, relié par un anneau avec au recto le mot (sans le
déterminant) et au verso le mot et son déterminant d'une autre couleur.
J'ai choisi le vert car en élémentaire c'est la couleur qui est utilisée
pour marquer le déterminant (CF. Réussir son entrée en grammaire CE1)
Je vais donc plier sur le trait central, coller les deux étiquettes et plastifier ensuite.
Edit :
J'ai mis la version le/la et la version un/une. Je me suis posée la
question tout l'après-midi de savoir ce qui était le mieux.
Mes arguments : Le et la peuvent passer même pour la vaisselle : on ne dit pas une vaisselle
Ou encore La campagne, on ne dit pas une campagne.
Par contre, on a le souci des l' qui n'aide pas à déterminer le genre.
l'autoroute - l'hippodrome etc...
Alors vu que je n'arrive pas à me décider, j'ai fait les deux versions. Je me demande si je ne vais pas faire
un hippodrome /l'hippodrome.
J'attends vos avis d'experts en mater !
Edit une nouvelle fois !
J'en
ai discuté avec une PEMF spécialiste de la mater hier. Elle me disait
de garder plutôt le/la et de leur proposer d'observer les "l'" et voir
pourquoi il n'y a pas la voyelle.
Faire un atelier de l'écrit, décroché de la séquence avec de nombreuses affichettes issus de différents lexiques!
Je pense que je vais proposer ça à mes collègues :)
Après les vacances de Noël, j'aurai en charge des élèves de GS pour compléter leur cahier de vie.
Pour cela, la maitresse me donnera des photos des élèves et nous devrons écrire la légende.
Le langage d'évocation est une activité particulièrement importante en maternelle, pour développer la syntaxe, la chronologie des événements et la mémorisation des événements.
Avant de me lancer dans la préparation de cette séquence j'ai visionné des reportages en classe que je vous partage. Moi qui ne connais que trop peu la maternelle et sa didactique, j'ai été fort impressionnée!
Pour cette activité, je vois clairement le bénéfice du maitre + : Je n'ai pas vécu les évènements que les élèves vont avoir à relater. Ils vont donc devoir être particulièrement précis dans leur présentation.
La séquence (plan de séquence et apport des programmes en fin d'article) va se diviser en 4 séances :
Lors de la première séance, les élèves vont devoir, à l'aide des photos me présenter l'évènement, les objets, les personnes etc...
Un groupe travaillera sur un raconte-tapis, un autre sur le salon du livre de jeunesse et la rencontre avec un auteur, et le dernier sur la séance jardinage et plantation de bulbes.
J'enregistrerai les élèves. En effet, à partir de cet enregistrement, je produirai un texte collectif pour les élèves qui n'auront pas travailler sur cet évènement.
Pourquoi ne pas faire cet écrit avec le groupe, en dictée à l'adulte?
Tout simplement car nous souhaitons avec la maitresse leur demander des produire des phrases de manière individuelle. Et nous avons peur que le fait de leur faire produire en amont un texte collectif les oriente trop dans leur production de phrases.
Nous allons donc leur proposer de discuter autour de l'évènement (langage d'évocation) pour ensuite leur faire produire, en deuxième séance, une phrase en individuel.
Les élèves auront à leur disposition des cartes "lexique" avec une image et les mots écrits dans les 3 écritures, avec le déterminant d'une autre couleur.
Les élèves devront choisir les cartes dont ils ont besoin, les organiser de manière chronologique pour faire la phrase.
Ex : si l'élève veut écrire "Nous sommes allés à la bibliothèque pour écouter des histoires"
L'élève devra récupérer les cartes bibliothèque et histoire.
Pour les mots qui manquent nous allons leur demander de les écrire seuls, ils peuvent retrouver le NOUS et le POUR dans un texte précédent. Il peuvent encoder le mot ALLER et pour les autres, ils devront se "débrouiller" !
En fin de séance, ils devront me "lire" leur phrase, je l'écrirai de manière correcte sur une bande de papier.
Lors de la troisième séance, ils devront recopier leur phrase.
Vous trouverez dans le document un rappel des programmes (pour moi... une découverte!) avec mon analyse des extraits choisis puis le plan de séquence
Seconde séquence en maternelle : Travailler sur les consignes scolaires.
L'idée
est de faire verbaliser les élèves sur ce que l'on attend des élèves
quand on dit "entoure", "souligne" etc. Ensuite, je vais leur faire
réaliser des consignes, les prendre en photos et pouvoir ainsi lors de
la seconde séance leur proposer un moment d'échange sur ce qui a été
fait. La séquence se terminera par un temps de tri d'images avec les
logos des consignes.
Pour réaliser cette dernière phase, j'ai utilisé les images de fiches-maternelle, de Orphée, ou celles ci de chez Orphée encore et celles de Accès (Lire avec Patati et Patata)
Pour la suite de cette année scolaire, j'ai décidé de travailler sur le respect et la différence.
Pour débuter ce thème, je vous propose un album pour les CE1-CE2.